Ce petit cube sur roulette, c'est le Suzuki Jimny. Avec sa petite bouille sympa, il est avec le
Daihatsu Terios le plus petit 4x4 du marché et également l'un des moins chers. Il s'agit d'un
vrai 4x4 qui se voit même doté d'un réducteur, histoire de grimper les fortes pentes. Depuis le
début 2011, la motorisation diesel a disparu du catalogue, et il ne reste plus qu'un petit 1.3 l
essence de 85 ch.
Bienvenu à l'intérieur où il faudra vous accomoder des réglages de sièges pour vous installer,
la colonne de direction restant fixe. La présentation est d'un autre âge, design, plastique et
finition confondus : il faut dire que le Jimny a bientôt 12 ans d'âge. En bas de la console
centrale, 3 boutons permettent de passer en mode 2 ou 4 roues motrices, ou en gamme courte.
Mais c'est sur la route que le Jimny souffre le plus. Entre la direction inconsistante, au rappel
surprenant et la tenue de route perturbée à la moindre irrégularité, la voiture ne met pas en
confiance. Le confort suit les mêmes aléas et vous répercute fidèlement les défauts de la route.
En revanche, le moteur est sympathique et plein de bonne volonté quand vous montez dans
les tours.
A l'arrière, commençons par préciser que deux places seulement sont disponibles. Le Jimny
étant exclusivement livré en 3 portes, l'accès n'est pas très aisé. Une fois installé, les passagers
n'ont pas beaucoup de place ni aux jambes ni aux coudes. Mais pour la tête, c'est plutôt
généreux. Un grand accoudoir peut servir de rangement, mais les vitres arrière sont fixes.
Le coffre est à ouverture latérale, comme certains 4x4 purs et durs, ce qui oblige à ne pas
être garé trop près d'un obstacle si vous voulez charger. Enfin, charger est un bien grand
mot vu le volume rikiki : seulement 83 dm3. Une sorte de record, mais pas dans le bon sens.
Heureusement, les dossiers peuvent se rabattre pour transformer le Jimny en mini break.
Ce Jimny est en retard de plusieurs trains sur bien des points, du châssis à la présentation en
passant par l'espace intérieur. Mais il a pour lui une bouille sympa, et le cumul de ses défauts
le rend presque drôle, attachant. En voilà un qui ne se prend pas au sérieux. Et puis il sait
quand même bien crapahuter, et son tarif très raisonnable peut également être un argument.